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Café poésie

4 juillet 2016
de 16:30
17:30

Nous continuions notre aventure de Café poésie une fois par mois. Lundi 4 juillet, nous avons découvert ou redécouvert la poésie d’Aragon  avec une sélection des poèmes  dans l’œuvre Les yeux d’Elsa  et une lecture musicale avec  Monique Bosson, Lise Deramond.

Né à Paris en 1897, Aragon fut un surréaliste de la première heure, mais quitta le mouvement à son retour du congrès de Kharkov (1910) pour adhérer au Parti communiste. Deux ans plus tôt, il avait rencontré celle qui allait devenir sa femme et son inspiratrice, Elsa Triolet.

L’œuvre d’Aragon est immense et multiple. Des poèmes aux romans, des ouvrages critiques aux articles, elle apparaît d’abord comme un fourmillement de thèmes, de préoccupations de styles qui composent une image extraordinairement vivante de son temps. On a beaucoup parlé de virtuosité d’Aragon. Mais cette virtuosité ne masque pas longtemps l’essentiel qui est l’unité profonde du projet cette façon de se mesurer avec le monde, de faire surgir de la rencontre du sujet et de l’objet, de l’écrivain et de la réalité, une occasion de contemplation sans cesse renouvelée.

Ce n’est certes pas au prix d’un patient effort d’adaptation qu’Aragon a si bien suivi le conseil de Rimbaud : « il faut être résolument moderne »

En 1970 l’œuvre d’Aragon comprenait soixante-dix sept volumes, œuvre énorme enrichie d’une influence très diverse  de Rimbaud et Maïakovski à Elsa Triolet. Elle manifeste une singulière érudition.

Cette œuvre à l’inverse de celle de Stendhal est destinée « To the unhappy crowd » à la foule du XXe  siècle pour lui apprendre à reconnaître cette grande aventure négative « où l’angoisse n’est pas le désespoir, où l’émerveillement n’est pas l’affirmation », ce qu’Aragon appelle magnifiquement « Ce choir à l’infini qu’on nomme vivre  »

Michel Merlen

 

 

Détails

Date :
4 juillet 2016
Heure :
16:3017:30
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